Le Président SARKOZY a confirmé le 9 janvier 2009 les orientations très libérales de la
politique de santé du Gouvernement. Et pour les personnels ; vous devez faire mieux mais vous n’aurez pas
« PLUS DE PERSONNEL, PLUS D’ARGENT, PLUS DE MOYENS ».
A contrario, il a annoncé une rallonge de 5 milliards d’euros à l’industrie automobile en France. M. SARKOZY serait-il plus intéressé par le devenir des
automobilistes que par celui des malades !
L’hôpital est en restructurations et en réformes permanentes depuis de nombreuses
années. La « RE ORGANISATION », la communauté hospitalière y est confrontée au
quotidien.
Quel bilan, quelle évaluation, des milliers de lits fermés, des centaines de services
d’urgence et de maternité restructurés, du financement à l’activité, des réformes successives de la Gouvernance hospitalière ?
Rien.
Et que dire des 35h et des 32h30 de nuit ? Pour rappel, 45 000 emplois devaient
être créés, ce qui ne représentait que 5 % de compensation pour une diminution de 10 % du temps de travail. 35 000 emplois ont été créés,
50 % de ces emplois ont comblé des emplois manquants et les sous effectifs de l’époque.
Le reste de la RTT s’est traduit par de l’aménagement du temps de travail donc de la « RE ORGANISATION » comme le dit N.
SARKOZY. Les hospitaliers ont été mis à rude épreuve ces dernières années. Ils attendaient autre chose, ils seront nombreux à le dire le 29 Janvier 2009.
Concernant les budgets, il semble s’offusquer des 23 milliards d’euros d’augmentation en 10 ans, donc 2,3 milliards par an. Rappelons que l’hospitalisation
publique représente 50 milliards d’euros par an de dépenses de l’assurance maladie, moins de 40 % de l’ONDAM,
pourcentage en constante diminution depuis 20 ans. L’hôpital public a été en quelque sorte le bon élève des économies, les personnels de toutes catégories en savent quelque chose, les patients également.
Le Président a oublié de dire, par exemple, qu’en 10 ans, de 1996 à 2006, les exonérations de cotisations sociales sont passées de 10 milliards d’euros par an à 23,6 milliards d’euros. Il est facile de vider les caisses de la sécurité
sociale et de crier au scandale sur les dépenses hospitalières. Il est illusoire de réclamer de meilleures
performances à l’hôpital en lui donnant moins pour fonctionner d’année en année, 3,1 %
d’augmentation budgétaire en 2009, cela reste « du
moins ».
Quoi de plus utile socialement que d’investir dans notre système de santé solidaire ?
L’amélioration de notre système de santé est indispensable. Pour la CGT c’est davantage de service public, de moyens humains et
financiers, de démocratie citoyenne et sociale.
Tous ensemble, agents hospitaliers, médecins et usagers du service public de santé, le 29 Janvier
2009 à Paray le Monial, rendez vous à 15 h, Place de L'Europe.
Par Administrateur syndicat CGT chparay