Le projet de loi HPST « Hôpital, patients, santé et territoires » doit être présenté par
la Ministre de la Santé en Conseil des Ministres.
Le débat parlementaire en première lecture est prévu pour début décembre 2008. Une actualisation de la loi quinquennale de santé
publique de 2004 est également annoncée pour début 2009.
D’ici là aura lieu le débat parlementaire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale
2009.
Plusieurs réformes passées ou à venir touchent à des questions de santé :
- réforme des services de santé au travail,
- le dossier pénibilité - retraite,
- celui de la reconnaissance des accidents du travail et des maladies professionnelles, le stress au travail et à venir la violence et le harcèlement au
travail.
- prise en charge de la dépendance.
C’est bien l’ensemble du système de santé, dans sa globalité, sa logique, son organisation, son pilotage, son financement, qui va être discuté dans les semaines
qui viennent : système de santé publique, santé au travail, système hospitalier et soins, système de sécurité sociale.
La CGT n’est pas pour le statu quo. Notre système de santé et de sécurité sociale doit évoluer, mais c’est bien la réponse aux besoins de santé et de sécurité
sociale qui doit guider les réformes et non des objectifs comptables comme le prévoient la loi H.P.S.T. et les premières indications du P.L.F.S.S. 2009.
Déjà plusieurs mesures ont instauré la solidarité à l’envers : les malades sont taxés, mis à contribution, coupables d’être malades, coupables de plonger
l’assurance maladie dans les déficits. Tout cela représente en moyenne 600 euros par an de reste à charge pour les malades et 810 euros pour les malades en affection longue durée
A.L.D.
Le projet de loi H.P.S.T., lui, instaure moins de service public, moins de démocratie en renforçant le pouvoir de l’État au détriment de la sécurité
sociale.
Par Administrateur syndicat CGT chparay