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Le projet de loi P.S.T. met en musique les propositions les plus libérales des différents rapports préparatoires à la loi.

Le Titre 1 sur la prévention affiche des objectifs de santé publique louables, mais qui vont se confronter à la réalité des moyens disponibles. L’Etat décide mais les collectivités territoriales et l’Education nationale doivent payer.

Le Titre 2 sur l’accès aux soins est pavé de bonnes intentions mais reste au milieu du gué quant à la démographie médicale, la régulation de l’installation des médecins, la permanence des soins, la rémunération à l’acte.

Le Titre 3 met en place un hôpital calqué sur le modèle des entreprises capitalistiques avec un directeur « patron » à la tête d’un directoire dont il nomme tous les membres. L’hôpital est réduit à un simple outil de production de soin. Le texte organise le transfert massif des activités hospitalières publiques vers le privé et le médicosocial. Il donne tous les outils pour fermer, concentrer, fusionner aux dépens de la qualité et de la proximité.

Le Titre 4 sur les Agences régionales de santé (ARS) créé l’outil politique dans les territoires pour mener à bien mutualisations et économies. Il transfère des compétences de la Sécurité Sociale aux directeurs des ARS, dotés de tous les pouvoirs, qui n’ont de compte à rendre qu’au gouvernement. Les CRAM notamment se voient retirer des responsabilités dans le domaine de la santé publique. Les DASS et DRASS sont menacées de disparition.

Dans ces conditions, dans un contexte de faible croissance économique dont on peut craindre les effets négatifs sur les recettes de la Sécurité Sociale, la réorganisation du système de santé et de Sécurité Sociale semble avoir avant tout pour but de donner les moyens au gouvernement de peser sur les dépenses de l’assurance maladie.

Après les franchises médicales, les menaces de transfert de l’optique sur les organismes complémentaires et de déremboursement des ALD, ce projet peut contribuer à rendre plus difficile l’accès aux soins.

La CGT considère que l’égalité d’accès aux soins passe par un service public de qualité, renforcé, dans le cadre d’un système de santé solidaire, géré démocratiquement. L’organisation dans les territoires doit être pensée avec tous les intéressés, dans la transparence et l’écoute, la démocratie sanitaire et sociale. Les besoins de santé, le bien être dans la vie, dans le travail, doivent être les fils rouges des réformes. L’investissement collectif dans les hommes et les femmes qui font le système de santé au quotidien reste incontournable.

La CGT, attachée au système de santé et de sécurité sociale solidaire, au service public hospitalier, au rôle de l’Etat au service des populations, appelle à inscrire les enjeux de santé dans la journée internationale de mobilisation « TRAVAIL DECENT, VIE DECENTE » le 7 octobre pour obtenir les moyens d’une politique de santé ambitieuse

Elle prendra des initiatives à tous les niveaux pour rassembler et agir, pour garantir et construire un système de santé plus juste, plus solidaire, un service public conforté, amélioré.

Par Administrateur syndicat CGT chparay - Ecrire un commentaire
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