Le 4 janvier 2008.
Le Président de la République vient d’annoncer l’intention de mettre en place un nouveau système de sanction des
chômeurs.
Cela participe d’une politique visant à rendre responsables de leur situation celles et ceux qui ont subi un licenciement. Comme si la principale préoccupation des
privés d’emploi n’était pas d’en retrouver un ! Il est honteux qu’un discours aussi cynique et méprisant vis-à-vis de salariés victimes de licenciement et de la précarité émane du plus haut
niveau de l’Etat. Cette politique dédouane les responsabilités du patronat et des pouvoirs publics dans le déficit de politique industrielle et économique créatrice d’emplois que subit notre
pays.
L’annonce du Président de la République comporte deux volets : la limitation à deux des offres d’emploi faites aux chômeurs pour le maintien de leur indemnisation, le
passage de la notion d’offre valable d’emploi à celle d’offre « acceptable ». Tout cela concourt à obliger les chômeurs à accepter des offres d’emploi en dessous de leur niveau de qualification,
assortie d’une baisse de rémunération et de contraintes géographiques incompatibles avec la vie familiale.
Au traumatisme subi de la perte de son emploi s’ajouterait alors celui de devoir accepter une sous-qualification ou une dégradation de ses conditions de vie. Il s’agit d’une
revendication patronale visant à limiter l’indemnisation du chômage et à dédouaner les entreprises de leur responsabilité sociale vis-à-vis des salariés privés d’emploi.
La CGT continuera d’intervenir dans ce dossier pour obtenir le meilleur niveau d’indemnisation du chômage et donner un contenu avancé à la notion d’offre valable d’emploi
dans le cadre de la conquête de nouvelles garanties collectives pour tous les salariés.
Par Administrateur syndicat CGT chparay